QUELQUES INFORMATIONS SUR LE VILLAGE DE TORGNON

Nous allons découvrir aujourd’hui quelques généralités sur le Village de Torgnon, qui est entre autre le « berceau » de la famille GARIN. Il y aura plusieurs articles qui suivront sur ce village dans les mois à venir. Si jamais vous avez des ancêtres originaires de ce village, n’hésitez pas à me contacter car il y a de grandes chances que je puisse vous aider dans vos recherches. D’autre part, il y a également de grandes probabilités que nous soyons « cousins » et que nous nous retrouvions des ancêtres communs.

Le Saint Patron de la commune est Martin de Tours. Les habitants de Torgnon s’appellent les torgnoleins. En 2010, la population était de 518 habitants. Le village de Torgnon s’étale entre 800 et 3300 mètres d’altitude et est composé, en plus du Chef lieu qui est Mongnod, de 25 hameaux pour une surface totale de 4200 hectares. Les 25 hameaux en question sont :

Berzin, Champagnod, Champeille, Chantorné, Chaté, Châtelard, Chatrian, Cheille, Chésod, Étirol, Fossemagne, Gilliarey, Gombaz, Lévaz, Mazod, Nozon, Pecou, Petit-Monde, Ponty, Septumian, Triatel, Valleil, Verney, Vesan Dessous et Vesan Dessus.

Les villages limitrophes sont au nombre de 7 : Antey-Saint-André, Bionaz, Châtillon, Nus, Saint-Denis, Valtournenche, Verrayes.

Le village de Torgnon est riche de documents et témoignages historiques tout au long des siècles. A Chatrian et à Chaté, il existe deux emplacements protohistoriques qui démontrent que Torgnon était déjà habité avant la domination romaine.

Dans la période médiévale, la commune a appartenu à la Seigneurie de CLY, dont le domaine s’étendait au delà des Alpes jusqu’en Suisse, notamment la ville de Sion. Pendant la domination de Pierre de CLY, le fief auquel appartenait Torgnon fut conquis par les Savoies qui l’administrèrent pendant presque deux siècles par l’intermédiaire d’un châtelain.

En 1550 le fief fut cédé à la famille MORALIS, puis aux FABRI, aux RONCAS et, enfin, aux BERGERA qui, en 1750, renoncèrent définitivement à leurs droits féodaux sur la commune de Torgnon.

De la période des seigneuries il reste les «rus», c’est-à-dire les ruisseaux d’arrosage, les «rascards», le moulin d’Étirol et les vestiges de l’hospice de Chavacour. L’hospice de Chavacour se trouvait sur le chemin qui reliait le territoire de Torgnon avec la Suisse et le Valais, par les cols de Chavacour, de For, de Collomb et Théodule. Ces voies servaient au commerce du bétail et du vin de Chambave, alors fort réputé.

Le cadastre Sarde de la paroisse terminé en 1770, relève 13 314 parcelles et seulement les noms de 349 propriétaires-contribuables.

Dans notre prochain article, qui paraîtra en principe début Novembre, nous verrons la liste des différents Notaires qui ont officié à Torgnon au cours des siècles.

Patrick GARIN le15 Septembre 2018

Liste des 74 communes de Vallée d’Aoste (2ème partie)

Nous allons voir aujourd’hui la suite (et la fin) des 74 communes de Vallée d’Aoste, c’est à dire les villages dont les lettres commencent de J à V.

J

 11020 Jovençan (754 h en 2014)

L

11020 La Magdeleine (116 h en 2010)

11015 La Salle (2092 h en 2015)

11016 La Thuile (767 h en 2010)

11020 Lillianes (480 h en 2010)

M

 11020 Montjovet (1849 h en 2010)

11017 Morgex (2069 h en 2010)

N

 11020 Nus (2965 h en 2010)

O

 11010 Ollomont (164 h en 2010)

11010 Oyace (225 h en 2010)

P

 11020 Perloz (467 h en 2010)

11020 Pollein (1528 h en 2010)

11026 Pont-Saint-Martin (4029 h en 2010)

11020 Pontboset (197 h en 2010)

11024 Pontey (821 en 2013)

11010 Pré-Saint-Didier (992 h en 2010)

Q

 11020 Quart (3823 h en 2010)

R

 11010 Rhêmes-Notre-Dame (96 h en 2014)

11010 Rhêmes-Saint-Georges  (209 h en 2010)

11000 Roisan (1037 h en 2010)

S

 11020 Saint-Christophe (3285 h en 2010)

11023 Saint-Denis (369 h en 2010)

11020 Saint-Marcel (1262 h en 2010)

11010 Saint-Nicolas (325  h en 2010)

11014 Saint-Oyen (214 h en 2010)

11010 Saint-Pierre (3162 h en 2010)

11010 Saint-Rhémy-en-Bosses (377 h en 2010)

11027 Saint-Vincent (4757 h en 2014)

11010 Sarre (4878 h en 2010)

T

 11020 Torgnon (528 h en 2010)

V

11010 Valgrisenche (195 h en 2010)

11010 Valpelline (659 h en 2010)

11010 Valsavarenche (176 h en 2010)

11028 Valtournenche (2162 h en 2010)

11020 Verrayes (1351 h en 2010)

11029 Verrès (2758 h en 2010)

11018 Villeneuve (1267 h en 2010)

 

Comme je vous l’ai indiqué, nous retrouverons dans les prochains articles ces différents villages mais de manière beaucoup plus détaillée, chaque village faisant l’objet d’un article complet.

Un blog est fait pour qu’il se passe un échange entre le rédacteur et ses lecteurs. Aussi n’hésitez pas à participer, à commenter les articles, à apporter des précisions, à faire part de votre satisfaction (ou insatisfaction) à lire ce blog, voire à poser des questions, car pour le moment vos interventions sont plutôt rares et ce n’est pas très motivant pour votre serviteur qui se pose parfois des questions quant au fait de continuer ou pas de faire vivre ce blog en écrivant de nouveaux articles ….  En principe, vous retrouverez le prochain article vers le 15 Octobre.

Patrick GARIN

15 Septembre 2018

 

 

 

 

Liste des 74 communes de Vallée D’Aoste (1ère partie)

La Vallée d’Aoste est composée de 74 communes. Nous allons voir aujourd’hui les 37 premières, les communes de A à I. Vous avez donc pour chaque village le code postal de la commune, son nom, et entre parenthèses le nombre d’habitants qu’il comporte et l’année à laquelle ce recensement a été effectué. Lors de notre prochain article, qui paraîtra en principe le 15 Septembre, nous verrons les autres communes, celles qui vont de J à Z. Ensuite, dans les articles suivants, nous rentrerons dans des données beaucoup plus complètes pour chaque village : histoire du village, superficie, hameaux, communes limitrophes, personnalités originaires de ce village, patronymes trouvés dans les registres, etc… En principe, je pensais commencer dans l’ordre alphabétique, c’est à dire que le premier village « étudié » serait Allein, puis ensuite Antey-Saint-André, puis ensuite Aoste et ainsi de suite. Par contre, si vous préférez me voir étudier un village en priorité, n’hésitez pas à me le dire et bien entendu je vous communiquerai en premier les informations sur les villages qui vous intéressent le plus sans tenir compte de l’ordre alphabétique. Alors surtout n’hésitez pas à intervenir sur ce blog pour me demander les villages qui vous intéressent le plus. Donc voici la liste des communes de A à I.

A

11010 Allein (258 h en 2010)

11020 Antey-Saint-André (622 h en 2010)

11100 Aoste (34324 h en 2016)

11020 Arnad (1323 h en 2010)

11011 Arvier (900 h en 2010)

11010 Avise (340 h en 2010)

11020 Ayas (1359 h en 2010)

11010 Aymavilles (2065 h en 2010)

B

 11020 Bard (132 h en 2010)

11010 Bionaz (233 h en 2014)

11020 Brissogne (962 h en 2010)

11022 Brusson (859 h en 2010)

C

 11020 Challand-Saint-Anselme (762 h en 2010)

11020 Challand-Saint-Victor (605 h en 2010)

11023 Chambave (947 h en 2010)

11020 Chamois (100 h en 2010)

11020 Champdepraz (710 h en 2010)

11020 Champorcher (404 h en 2010)

11020 Charvensod (2527 h en 2010)

11024 Châtillon (4966 h en 2010)

11012 Cogne (1483 h en 2010)

11013 Courmayeur (2805 h en 2015)

D

 11020 Donnas (2658 h en 2010)

11010 Doues (474 h en 2010)

E

 11020 Emarèse (223 h en 2010)

11014 Etroubles (491 h en 2010)

F

 11020 Fénis (1759 h en 2010)

11020 Fontainemore (450 h en 2014)

G

 11020 Gaby (484 h en 2010)

11010 Gignod (1612 h en 2010)

11020 Gressan (3327 h en 2010)

11020 Gressoney-La-Trinité (309 h en 2010)

11025 Gressonney-Saint-Jean (821 h en 2010)

H 

11020 Hône (1183 h en 2010)

I

 11010 Introd (635 h en 2010)

11020 Issime (426 h en 2010)

11020 Issogne (1422 h en 2014)

 

Patrick GARIN

1er Septembre 2018

 

 

LA LANGUE FRANCAISE EN VALLEE D’AOSTE

 

En Vallée d’Aoste, les procès-verbaux officiels de l’Assemblée des États puis du Conseil des Commis sont passés du latin au français dès 1536, soit trois ans avant qu’en France même, l’ordonnance de Villers-Cotterêts impose d’écrire tous les actes publics en « langue maternelle française ». Cependant la langue traditionnelle de la Vallée est le franco-provençal, dans sa variante dialectale valdôtaine.

La Vallée d’Aoste a donc connu une longue mixité linguistique, surtout depuis que le français s’est peu à peu imposé comme norme linguistique au sein d’États de Savoie où elle constituait un passage obligé. Bien que la majeure partie du territoire fût incluse dans le domaine de locution du franco-provençal, le français était, depuis l’édit de Rivoli signé par Emmanuel-Philibert Ier le 22 septembre 1561, la seule langue utilisée pour les actes écrits (lettres, écrits officiels, actes notariés, …) et les sermons.

La vallée du Lys, à la limite du Piémont, est cependant peuplée de descendants d’une population germanophone, les Walser. Les habitants de cette vallée parlent donc un dialecte alémanique semblable au tütsch suisse, dans les communes de Gressoney-Saint-Jean et Gressoney-La-Trinité (où ce dialecte est appelé titsch) et dans la commune d’Issime (où il est appelé töitschu).

Au xxe siècle, la Vallée d’Aoste a perdu peu à peu sa particularité francophone. Au début du siècle, 92 % des Valdôtains se déclaraient de langue maternelle française.

Sous la période fasciste de Benito Mussolini, la région a subi une italianisation à outrance.

C’est après la Seconde Guerre mondiale que la Vallée d’Aoste a obtenu le statut de bilinguisme officiel actuel, où l’italien et le français sont tous deux reconnus comme langues officielles. Il faut connaître le français pour accéder aux emplois publics. Au niveau scolaire, dans l’enseignement des langues, un nombre d’heures égal à celui qui est consacré à l’italien est réservé au français ; cependant toutes les autres matières sont enseignées en italien.

Malgré un régime de large autonomie, la langue française a continué à reculer après la Seconde Guerre mondiale, principalement sous l’action des médias italophones.

Le franco-provençal n’a été reconnu comme langue régionale que dans les années 1990. Une récente loi régionale l’a introduit comme langue d’apprentissage dans les écoles primaires.

En 1998 a été votée une loi régionale reconnaissant la communauté linguistique walser dans les trois communes de Gressoney-La-TrinitéGressoney-Saint-Jean et Issime.

En raison de son affinité linguistique avec la France et la Suisse romande, la Vallée d’Aoste a été caractérisée dans le passé par un important phénomène d’émigration, en particulier vers Paris (la commune de Levallois-Perret, notamment) et vers Genève. Ce flux migratoire, saisonnier au début, acquiert un caractère stable et une entité massive aux années 1920, à la suite de l’installation de l’usine sidérurgique Cogne à Aoste, liée à l’exploitation de mines de Cogne et de La Thuile, et insérée dans le cadre d’« italianisation » forcée de la région voulu par Benito Mussolini. Ce projet, visant à déraciner la langue française et le franco-provençal de la Vallée d’Aoste, prévoyait un flux de travailleurs de l’Italie, notamment de la Vénétie et de la Calabre, ce qui poussa les Valdôtains à quitter leur pays après s’être rendu compte qu’il ne leur appartenait plus.

 

Ce changement a eu des répercussions à long terme : aujourd’hui 4 % de la population d’Aoste est originaire de San Giorgio Morgeto, en Calabre. Inversement, la communauté valdôtaine de Levallois-Perret continue d’affirmer son identité et garde bien vivants les liens avec le pays natal, à travers surtout de nombreuses initiatives organisées par l’administration régionale en collaboration avec ses bureaux de représentation à Paris (la Maison du Val d’Aoste), parmi lesquelles la Rencontre des émigrés (organisée chaque année dans une commune différente de la Vallée d’Aoste) et l’arbre de Noël des émigrés de Levallois-Perret. Durant de longues années, le Maire de Levallois-Perret était un valdôtain, Monsieur Parfait JANS.

En raison de la pause estivale, il n’y aura pas d’article au mois d’Août. Nous nous retrouverons donc en principe le 1er Septembre où nous verrons quelles sont les 74 communes de la Vallée d’Aoste.

 

Patrick GARIN

15 Juillet 2018

Comment en suis-je venu à la Généalogie ?

La Généalogie est pour moi une véritable passion, tout comme mon autre passion dont j’ai fait mon métier : la Magie et le Mentalisme. Alors me direz-vous pourquoi cette passion qui accapare très régulièrement une partie de mon temps depuis de si nombreuses années.

L’histoire est en fait assez simple. Lorsque j’étais enfant, au début des années 60, j’entendais souvent mon père et mon grand-père parler de la Vallée d’Aoste et de Torgnon, qui est le village valdôtain d’où est originaire ma famille paternelle, les GARIN. J’ai également de très bons souvenirs de vacances passées en Vallée d’Aoste, à Torgnon, avec mon cousin Lauro, l’oncle Adolphe qui m’amenait promener dans la montagne sur le dos de son mulet, l’oncle Joseph qui était aveugle de naissance, qui passait une partie de ses après-midi assis sur la grosse pierre située près du fenil à l’ombre d’un grand arbre, la tante Olga…. Mais bon je m’égare et ce n’est pas le sujet de cet article.

Donc, pour en revenir à comment j’en suis venu à la généalogie, en 1973, mon grand-père est décédé et, quelques jours après l’enterrement, mon père, qui débarrassait l’appartement qu’avait habité mon grand-père, revient à la maison avec un grand carton de « vieilleries à jeter aux ordures » d’après les propres termes qu’il employa alors. Sur le dessus du carton, je me rappelle qu’il y avait un vieux livre en piteux état et recouvert de poussière, sur la couverture duquel on pouvait lire  simplement ces sept lettres T O R G N O N . Tout de suite mon attention fut attirée par ce nom de Torgnon qui était le village d’origine de la famille dont j’avais entendu parler si souvent. Je ne pus m’empêcher de le prendre et de le feuilleter. Il y était question de l’origine du village, des ruisseaux qui parcouraient la commune, du nom des différents ecclésiastiques qui se succédèrent dans le village depuis les années 1600. Au fil des pages, je voyais apparaitre à plusieurs reprises des religieux portant le patronyme de GARIN. Puis, un chapitre complet était consacré aux principales familles du village et je découvris alors que la famille GARIN en faisait partie, qu’elle figurait déjà sur des documents de Torgnon en 1400 et qu’elle avait donné plusieurs personnages « importants », dont trois générations de Notaires entre 1560 et 1650.

Ma curiosité fut piquée au vif et brusquement, je voulais en savoir plus sur ces différents GARIN, s’ils faisaient partie de ma famille, et de quelle manière. Je ne savais pas encore comment j’allais m’y prendre (à cette époque, la généalogie n’était pas aussi en vogue et développée qu’elle ne l’est de nos jours et il n’était pas aussi simple de trouver les bonnes informations pour se lancer dans des recherches généalogiques en évitant les différents écueils qui se présentent fatalement au généalogiste débutant, il n’y avait ni internet, ni autant d’ouvrages, de revues et d’associations consacrées à la généalogie qu’aujourd’hui, ce qui fera d’ailleurs l’objet de mon prochain article), mais il fallait que je sache qui étaient tous ces GARIN dont il était question dans le livre. Aussi, je demandais de garder le livre. Lui qui, d’habitude semblait si attaché à Torgnon, aussi surprenant que cela puisse paraître, refusa tout net. Il voulut reprendre le livre pour le jeter avec les autres affaires et ce n’est que grâce à l’intervention de ma mère que j’ai pu conserver ce livre si précieux à mes yeux.

Inutile de dire que les jours qui suivirent, je passais des heures et des heures à lire et relire les pages de ce livre, jusqu’à en connaître par cœur certains passages consacrés aux GARIN. Je n’avais qu’une hâte, c’est de me lancer dans mes premières recherches, ce qui n’a pas toujours été très simple et que je vous raconterai dans un prochain article. Dans l’article qui devrait en principe paraître le 15 Juillet, je vous parlerai de la Langue française en Vallée d’Aoste.

Patrick GARIN

1er Juillet 2018

Quelques particularités de la Vallée d’Aoste

VDA1 W.DOMANSKI

Photo William DOMANSKI

 

Exceptionnellement, cet article va être un peu plus long que ceux que je publierai par la suite, mais je pense qu’il est indispensable de détailler un petit peu l’histoire et les particularités de cette région pour ceux qui ne la connaissent pas encore.

 

SITUATION

La Vallée d’Aoste est située dans le Nord-Ouest de l’Italie. Elle tire son nom de son chef-lieu, Aoste, dont le nom est issu du latin Augusta Praetoria Salassorum, puis Augusta, la ville ayant été fondée durant le règne de l’empereur Auguste. A elle seule, la ville d’Aoste regroupe près d’un tiers de la population totale de la Vallée. Ses habitants sont appelés « Valdôtains ». La superficie de la Vallée d’Aoste est de 3 263,25 km2. Elle est composée de 74 communes, plus de 1000 hameaux et 100 châteaux. Elle comporte 14  vallées latérales, 400 lacs et 210 glaciers, de quoi satisfaire les amateurs d’alpinisme et de randonnées en montagne.

 

La Vallée d’Aoste correspond à la haute vallée de la Doire baltée. Administrativement, elle jouxte au Nord le canton du Valais en Suisse, à l’Ouest les Savoie en France, au sud et à l’Est les provinces de Bielle et de Verceil et la ville de Turin (région du Piémont en Italie).

 

POPULATION

Au 31 mars 2015, la population était de 128 032 habitants, ce qui en fait la région la moins peuplée d’Italie, et aussi la moins dense, avec une densité démographique de 39 habitants au km2. Les dix communes les plus peuplées sont dans l’ordre :

1 – Aoste : 35 020 habitants

2 – Châtillon : 4 952 habitants

3 – Sarre : 4 867 habitants

4 – Saint-Vincent : 4 793 habitants

5 – Pont-Saint-Martin : 3 994 habitants

6 – Quart : 3 905 habitants

7 – Saint-Christophe : 3 383 habitants

8 – Gressan : 3 357 habitants

9 – Saint-Pierre : 3 197 habitants

10 – Nus : 2 968 habitants

 

PARTICULARITES

La Vallée d’Aoste est une région à statut spécial. Ses organes administratifs jouissent d’une large autonomie du gouvernement central italien, non seulement en ce qui concerne la politique régionale, mais aussi dans d’autres domaines sensibles, strictement liés à l’économie de cette région alpine. En particulier, les pouvoirs locaux disposent d’une large autonomie en matière de gestion des ressources hydriques, de l’énergie hydroélectrique, des ressources naturelles et de l’agriculture.

L’autonomie financière est très large : plus de 90 % des impôts perçus restent à la disposition des autorités locales.

D’autre part, en application des dispositions de la loi constitutionnelle du 26 février 1948, l’État italien reconnaît le statut de langue officielle au français à côté de l’italien à tout niveau en Vallée d’Aoste, sauf dans le domaine judiciaire (où cependant la présence d’un interprète est assurée). Le valdôtain, qui est reconnu au niveau local et enseigné dans les écoles maternelles et primaires, est une langue franco-provençale.

De même, à l’époque où le Franc et la Lire existaient encore, ces deux monnaies étaient toutes les deux « monnaies officielles » et on pouvait aussi bien payer en Franc ou en Lire et chez les commerçants, les prix devaient être affichés dans les deux monnaies.

 

UN PEU D’HISTOIRE

Ancienne colonie romaine, elle a ensuite fait partie du Royaume des Francs, de l’Empire Carolingien et du Royaume de Bourgogne, puis des États de Savoie avant son intégration à l’Italie, en 1860. Lors des conquêtes révolutionnaires, elle fut associée à la République Française sous deux républiques sœurs successives : la brève République Piémontaise proclamée à Turin en 1798, puis, après la deuxième campagne d’Italie, l’éphémère République subalpine. Elle intègre ensuite la France lors de la création du département de la Doire en 1802, constituant l’arrondissement d’Aoste jusqu’à la fin du Premier Empire, en 1814.

Longtemps située à l’intersection des axes militaires et commerciaux stratégiques entre la France, la Suisse et l’Italie, Aoste ou « la Petite Rome des Alpes » conserve des traces importantes de son histoire :

La Vallée d’Aoste est aussi un lieu de passage ancien, par le Grand Saint-Bernard, pour les pèlerins se rendant à RomeSaint-Rhémy-en-BossesAoste et Pont-Saint-Martin sont trois étapes de la Via Francigena, mentionnées à ce titre par Sigéric, en 990.

 

LES PRINCIPAUX PATRONYMES VALDÔTAINS

 

Les deux noms de famille que l’on rencontre le plus fréquemment en Vallée d’Aoste sont FAVRE et CERISE. Ensuite, dans l’ordre, viennent BIONAZ, VUILLERMOZ, BLANC, ROSSET, PERRON et PESSION. Mais nous aurons l’occasion d’aborder beaucoup plus longuement dans plusieurs prochains articles les différents patronymes valdôtains.

 

Bon j’en termine là pour aujourd’hui. En principe, on se retrouve le 1er Juillet avec un article vous expliquant comment j’en suis arrivé à entreprendre des recherches généalogiques. A très vite.

 

                                                                  Patrick GARIN

                                                                   15 Juin 2018

LES PATRONYMES QUI FIGURENT DANS MA GENEALOGIE

 

Voici ci-dessous les quelques patronymes sur lesquels je travaille en Vallée d’Aoste. Si vous aussi vous avez travaillé sur l’un de ces patronymes ou si vous connaissez des personnes portant l’un de ceux-ci, n’hésitez pas à intervenir sur le blog, que je n’ai pas l’impression d’avoir créé ce blog pour rien. Par ordre alphabétique, vous trouverez le patronyme, suivi entre parenthèse des villages dans lesquels je les ai trouvés. Pour certains noms, j’ai beaucoup d’informations à partir des années 1650, pour d’autres, je n’ai pratiquement rien car ces patronymes peuvent être présents dans ma généalogie juste parce que une personne porteuse de celui-ci était présente comme témoin dans un acte concernant un de mes ancêtres directs. Voici donc la liste actualisée au 31 Mai 2018 :

ARTAZ (Aoste); AYMONOD (Torgnon);

 

BANCOD (Chambave); BARATHIER (Torgnon); BARBERO (Aoste); BARREL (Torgnon, Valgrisenche); BASSI (Torgnon); BERLIER (Saint-Pierre); BERRIAT (Aoste, Nus); BERRIAZ (Aoste, Nus, Torgnon); BERRUQUIER (Torgnon); BERTOLLIN (Torgnon); BESENVAL (Aoste, Torgnon); BIANCHI (Aoste, Hône); BIC (Torgnon); BICH (Châtillon); BOERIO (Aoste, Villeneuve); BONDON (Donnas); BOVARD (Valgrisenche); BOVEROD (Aoste, Arpuilles, Excenex, Saint-Pierre); BRUNET (Torgnon); BUSSIOZ (La Salle);

 

CAMANDONA (Aoste); CARREL (Torgnon); CHABLOZ (Nus); CHAMOIS (Nus); CHAPPOZ (Donnas); CHARERE (Aoste, La Salle); CHATRIAN (Torgnon); CHEPT (Torgnon); CHERA ou CHERAZ (Torgnon); COCCHETTI (Aoste); COQUILLARD (Aoste, Charvensod, Excenex, Gignod, Pollein); CUAZ (Aoste);

 

DALLE (Aoste, Donnas, Pont-Saint-Martin); DAME (Aoste); DUC (Torgnon); DUFOUR (Nus); DUJANY (Torgnon); DUNOYER (Aoste); DURAND (Aoste);

 

ENGAZ (Torgnon);

 

FARCONNEY (Aoste); FIOU (Aoste, Gignod); FRANCESCHET (Aoste); FRASSY (Aoste, Valgrisenche); FRUTAZ (Torgnon);

 

GAL (Brissogne, Torgnon); GARIN (Aoste, Arvier, Torgnon, Valgrisenche); GLESAZ (Donnas); GORRET (Torgnon); GOVERNA (Gressoney-Saint-Jean); GRANGE (Nus); GROS (Aoste); GROSJEAN (Aoste, Chambave, Torgnon); GYPPAZ (Torgnon);

 

JANNEL (Torgnon); JANS (Aoste); JORRIOZ (Aoste);

 

LAURENCET (Aoste, Châtillon); LOMBARD (Chambave);

 

MACHET (Torgnon); MARCHAND (Nus); MARGUERETTAZ (Aoste); MARQUET (Aoste); MARTINAZZO (Aoste); MUIN (Nus, Torgnon); MUS (Châtillon, Torgnon);

 

NAVILLOD (Torgnon);

 

OTTIN (Torgnon);

 

PALLU (Nus, Verrayes); PASTORET (Aoste); PELLERU (Torgnon); PERRET (Aoste) ; PERRIN (Torgnon); PIGNET (Torgnon); PLANAZ (Torgnon); PONTON (Valgrisenche); PORLIOD (Nus);

 

REY (Torgnon); ROLLANDRE (Aoste); ROSAZZA GAMBA (Aoste);

 

SALAZ (Aoste); SALVETTO (Aoste); SARTEUR (Aoste); STUFFET (Aoste);

 

VALLET (La Salle); VERTHUY (Châtillon, Pontey, Torgnon); VESAN (Torgnon); VIAL (Nus); VIERIN (Valgrisenche); VIETTI (Aoste); VITTAZ (Aoste); VUILLERMOZ (Chambave, Saint-Denis).

 

Dans mon prochain article, qui paraîtra en principe le 15 Juin, je vous parlerai de la Vallée d’Aoste et de quelques unes de ses particularités.

 

Patrick GARIN